Dernière mise à jour : 18/9/2001


 

  

  
 

Masahiko AOKI

Biographie

Masahiko Aoki est né au Japon en 1938. Il entre à l'Université de Tokyo en 1958 où il obtient le "Bachelor of Arts" et le "Master of Arts" en Economie respectivement en 1962 et 1964. Trois ans plus tard il est déclaré Docteur en Economie à l'Université du Minnesota aux Etats Unis ayant présenté une thèse s'intitulant "Increasing Returns to Scale and the Market Mechanism". Il est, par la suite, nommé professeur assistant à l'Université de Stanford en Californie (1967-68), où il travaille actuellement comme professeur d'économie. Aoki a enseigné de l'économie, depuis le début de sa carrière, dans plusieurs universités dans le monde. Attaché à l'Université de Kyoto (Japon) à partir de 1969, il y est professeur d'économie de 1977 à 1991. D'autres universités, telles Harvard ou l'Université Louis Pasteur à Strasbourg (mars 1993) l'ont accueilli comme professeur invité à plusieurs reprises.
Son intéressement pour les systèmes comparatifs remonte au début des années 50, lorsque, encore lycéen, il fut influencé par le marxisme. A l'époque, le Japon était toujours considéré comme étant un pays en voie de développement et le monde académique japonais présentait un phénomène classique pour ce genre de pays : les intellectuels en "sciences sociales" étaient, pour la majorité, marxistes. Lorsqu'il commença ses études à l'Université de Tokyo, presque aucun cours de micro et macro économie néo-classique n'était donné et, à la même époque, il avait déjà lu, non seulement tous les ouvrages de Marx, mais aussi il s'était familiarisé avec des travaux anti-stalinistes marxistes, comme ceux de Trotsky, Djiras, Lucac, Gramsci etc... Sous l'influence de ces derniers il devint méfiant vis-à-vis de la nature oppressive de l'économie de commande en URSS. En 1962, après avoir échoué à deux examens (les professeurs étaient Marxistes...), il décida d'entreprendre des études dites d'Economie "moderne".
Les articles de Kenneth Arrow ("Decentralization and Computation in Resource Allocation", K. Arrow et L. Hurwics, 1960) et Leonid Hurwics ("Optimality and Informational Efficiency in Resource Allocation", L. Hurwics, 1960) furent pour Aoki une révélation qui influença fortement ses recherches ultérieures. En effet, ces écrits lui ont permis de se rendre compte qu'il était possible de prouver de manière rigoureuse la faisabilité des objectifs de planification même en présence de rendements croissants, et ceci sans recourir à une centralisation de l'information et du commandement. Il décida alors d'aller poursuivre ses études à l'Université du Minnesota, ayant pour directeur de recherche, Leonid Hurwics.
Dans la solution proposée par ces deux auteurs Aoki se rendit compte qu'un problème fondamental demeurait. En effet, en présence d'externalités, la décentralisation de l'allocation optimale des ressources est en général logiquement impossible. Baser la recherche de la décentralisation sur le seul mécanisme du marché (des prix) aurait été pour lui une erreur. En 1971, il publia un livre en langue japonaise "Economic Theory of Organisation and Planning (Ce livre lui vaut, en 197l, le prix Nikkei Cultural Prize for Economic Books ; Les questions de motivation n'y sont pas analysées, mais le livre présente un premier traitement compréhensif de la problématique des prix contre celle des quantités, du moins du point de vue d'information systématique)" dans lequel il prouva la supériorité du mécanisme des quantités sur celui des prix. Une interprétation possible des résultats obtenus est celle de la firme "coasienne".
Aoki dirigea par la suite sa recherche vers la théorie de la firme. Dans son livre "The Cooperative Game Theory of the Firm" (1984) pour lequel il obtint deux prix, il élabora la relation entre la théorie de la firme de Coase et l'analyse des prix contre les quantités. Il montra également que l'efficacité de la firme internalisant le mécanisme des quantités pouvait être obtenue de la manière suivante : d'abord en négociant les salaires, puis en choisissant les variables de décision manageriale afin de maximiser les fonctions objectifs des investisseurs et des employés. Cette maximisation serait fonction du poids respectif de leur pouvoir de négociation. De cette manière, la firme traditionnelle néo-classique et celle contrôlée par les travailleurs apparaissent comme des cas extrêmes dans lesquels le pouvoir respectivement des travailleurs et des actionnaires est zéro.
De cette théorie "générale" de la firme découlèrent deux catégories de calendriers de recherche. La première question que se posa Aoki est celle de savoir quel pouvait être le modèle institutionnel de la firme conduisant à l'incorporation des intérêts des travailleurs. Le second calendrier de recherche consistait à savoir si le mécanisme quantitatif était réalisable seulement dans une structure hiérarchique.
Il constata, en ce qui concerne la première question, que la relation firme-travailleurs était vue comme une simple relation contractuelle et qu'elle n'était point reconnue comme fondamentale dans le Droit de la Société. Il développa alors trois modèles comparatifs de la structure de gouvernance des organisations :
- le modèle Anglo-Américain, caractérisé par la souveraineté des actionnaires et par la négociation collective ;
- le modèle allemand de management participatif ;
- le modèle de management de groupe correspondant à celui dans lequel il existe un équilibre entre les intérêts des différents groupes membres de la firme. C'est le cas de la firme japonaise.
La seconde question fut traitée dans son article de 1986 "Horizontal versus Vertical Information Structure of the Firm". Il démontra l'efficacité relative des deux structures possibles d'une firme internalisée : la coordination hiérarchique (verticale) contre la coordination horizontale. Il insista sur l'importance des caractéristiques stochastiques de l'environnement. De ce fait, la firme japonaise typique tend à internaliser un mécanisme de coordination horizontale alors que la firme américaine, quant à elle, s'oriente vers une structure hiérarchique.
La combinaison des résultats de ces de questions amena Aoki à conclure que la firme "horizontale" (japonaise) aurait tendance à avoir une structure coopérative tandis que dans la firme hiérarchique les actionnaires auraient le contrôle.
Malgré la variété des travaux d'Aoki, il est, du moins en Europe, plus connu pour son analyse économique des différents aspects de la firme japonaise.
Après son doctorat en 1969 il enseigna à l'Université de Stanford et à Harvard. Entre 1970 et 1971 il dirigea, avec le professeur Hurwics, un groupe d'études théoriques sur l'Analyse Comparative des Organisations. En raison de la guerre de Vietnam le monde académique fut marqué par une confrontation politique plutôt intense entre conservatifs, ainsi que par une alliance difficile entre radicaux et libéraux. Aoki retourna au Japon pour ne revenir aux Etats Unis que neuf ans plus tard. La perte de compétitivité de l'industrie américaine a poussé à l'intéressement du système économique japonais, qui, lui, était en plein expansion. Jusque là, les caractéristiques de l'économie japonaise étaient vues, ou bien comme le phénomène de développement retardé et le passage progressif vers une économie de type néo-classique plus avancée, ou bien comme pas très différentes de celles du système concurrentiel occidental.
En 1980, Aoki organisa un projet de recherche portant sur les différents aspects de la firme japonaise qui déboucha sur l'édition d'un ouvrage, fréquemment cité, The Economic Analysis of the Japanese Firm (1984). Il participa ensuite, avec la collaboration du Tokyo Center for Economic Research, à la réalisation d'un journal académique international spécialisé dans l'économie japonaise et des sujets reliés : The Journal of the Japanese and International Economies (le journal est créé en 1986 et Aoki en devint l'éditeur chef).
Les résultats de sa recherche sur la microstructure de l'économie japonaise, centrée sur l'analyse de la firme japonaise, prirent progressivement forme à travers ses participations dans de nombreuses conférences internationales ainsi que par son enseignement à Stanford. Dans son ouvrage L'Economie Japonaise : Information, Motivation et Marchandage (l988), Aoki traite le sujet en appliquant des instruments analytiques récemment développés dans les économies de l'information, la théorie des contrats et la théorie des jeux.
Une des idées principales de ce livre était que les différentes caractéristiques du système japonais forment un tout cohérent à travers des relations complémentaires entre elles. Il procède ensuite à une comparaison des modèles japonais (le modèle J) et américains (le modèle H). Le système japonais, et spécialement le sous système politique que décrit le livre, est actuellement sous tension à cause du développement politique au Japon. Toutefois, Aoki considère que l'analyse de base reste valable.
Le modèle H présente deux traits essentiels :
1° la séparation hiérarchique entre les opérations de conception et celles d'exécution ;
2° l'accent mis sur les gains tirés de la spécialisation.
Le modèle J, quant à lui, est caractérisé par :
1° la coordination horizontale entre les unités opérationnelles ;
2° le partage des informations ex-post obtenues sur place.
Il fait en outre référence à trois principes de dualité nécessaires dans toute organisation interne :
1° Il faut que soit le mode de coordination, soit le mode de stimulation inclue une forte dimension hiérarchique.
2° Il existe une dualité entre l'organisation interne et le contrôle financier de la société. Dans l'entreprise japonaise cette dualité est caractérisée par le rôle limité de la hiérarchie dans les mécanismes de décision et par son rôle accru dans les mécanisme d'incitation.
3° Les décisions de management dans les entreprises japonaises sont soumises au double contrôle (à la double influence) des détenteurs du capital et des employés, plutôt qu'au contrôle unilatéral des seuls actionnaires.
Que la firme soit japonaise ou occidentale, la combinaison décentralisation / centralisation apparaît un élément essentiel pour l'efficacité organisationnelle.
En résumé, cette théorie se substitue à la présentation classique des avantages respectifs de la forme fonctionnelle (en U) et de la forme multidivisionnelle (en M).
Depuis 1991, Aoki coordonne avec le professeur Hugh Patrick (spécialiste de la Finance japonaise) un projet de recherche collectif sur le Système Bancaire Principal Japonais (the Japanese Main Bank System) et sa Pertinence de Développer et de Transformer les Economies Socialistes (its Relevancy for Developing and Transforming Socialist Economies). Le résultat de ce projet de recherche regroupant dix-huit chercheurs de toute nationalité va bientôt être publié dans un rapport de la Banque Mondiale s'intitulant Monitoring Characteristics of the Japanese Main Bank System : Analytical and Developmental View. Aoki traite dans sa contribution les systèmes financiers non seulement comme des mécanismes d'allocation des ressources financières, mais aussi comme des systèmes influençant (et contrôlant) la firme. En effet, trois étapes d'influence sur la société peuvent conceptuellement être distinguées :
- influence ex-anté, correspondant à l'évaluation des projets proposés avant le financement demandé ;
- influence intermédiaire : c'est l'influence sur les affaires en cours après financement ;
- influence ex-post qui renvoie à la vérification de l'état financier de la firme et la possibilité d'exercer un pouvoir de contrôle sur elle.
Ces étapes d'influence sont exercées par de différents agents spécialisés.
L'auteur aboutit à la notion de Structure de Gouvernance Contingente qui, selon lui, est une nouvelle option à prendre sérieusement en considération par les économies en transformation. Dans son article "Contingent Gouvernance of Team Production" qui va être publié dans International Economic Review, il clarifie la logique analytique de la proposition qu'une telle structure fournit un mécanisme optimal de contrôle des comportements de hasard moral, lorsque la coordination interne implique de fortes interactions.
La voie de recherche dans laquelle Aoki se trouve actuellement engagé est celle qui consiste à savoir pourquoi différentes structures institutionnelles, ou conventions organisationnelles se développent et sont maintenues dans diverses économies en dépit d'avantages absolus. Par exemple, les organisations de type anglo-américain semblent avoir une avance concurrentielle dans les industries où la flexibilité de la réallocation des biens est un facteur essentiel pour l'efficacité. Au contraire, la firme japonaise a un avantage compétitif dans les industries où la coordination de plusieurs tâches est nécessaire. La question que s'est alors posé Aoki est de savoir pourquoi, dans ces conditions, les différentes économies n'adoptent pas des structures organisationnelles différentes en fonction des caractéristiques des industries en question. Serait-il possible de réaliser de manière efficace une telle diversité organisationnelle - Et, si c'est le cas, comment -
Dans son article de 1993 "An Evolutive Theory of Organizational Conventions, Comparative Advantages et Economic Integration" Aoki développa ces questions en s'appuyant sur l'approche des jeux évolutifs. La conclusion qu'il en tira était que le bien-être global semblerait requérir une diversité des organisations ayant des avantages comparatifs différents. De plus, ce bien-être qui en résulterait serait supérieur aux gains tirés du libre échange.
Etant donnée l'évolution et la progressive formation de sa théorie de la firme basée sur l'approche des jeux, Aoki dirige, depuis 1990, un nouveau domaine d'analyse en économie qui s'intitule Analyses Comparatives des Institutions (Comparative Institutional Analysis). dans un laboratoire d'études se trouvant au Département d'économie à l'Université de Stanford, Californie, fondé en collaboration avec les professeurs P. Milgrom, Y. Qian, A. Greif et J. Litwack. L'idée d'instaurer un tel domaine de recherche est finalement le fruit de ses recherches antérieures et de l'évolution des économies depuis le début de sa carrière professionnelle : la chute du communisme et le passage vers l'économie de marché ; la reconnaissance de l'existence de différents types d"économies de marché" : le modèle anglo-américain, le modèle Japonais, le modèle Nordique... Aussi, à l'intérieur même de ces économies, existent des problèmes, des résultats comparatifs. Etudier de manière compative ces économies ne peut que, selon Aoki, être révélateur pour comprendre l'évolution actuelle des industries partout dans le monde.

Bibliographie
Les astérisques indiquent les oeuvres principales

Ouvrages
1984*The Cooperative Game of the Firm ; Oxford University Press.
1988*Information, lncentives and Bargaining in the Japanese Economy, Cambridge University Press (Traduit en français sous le titre : Economie Japonaise : Information, motivations et marchandage, Henry P. Bernard ; Economica, l991).

Ouvrages Collectifs
-Aspects of the Japanese Firm ; pp. 3-43.
* -Shareholders' Non-unanimity on Investment Financing : Banks vs. Individual Investors ; pp. 193-224.
1984 -Risk-Sharing in the Corporate Group, pp. 259-264, in The Economic Analysis of the Japanese Firm, Contributions à Economic Analysis Series n° 151, ed. Masahiko AOKI, Distribué par : Elsevier Science, New York.
1986 Macroeconomic Background for High-Tech Industrialization in Japan in Ralph Landeau, Nathan Rosenberg : The Positive Sum Strategy : Harnessing Technology for Economic Growth; National Academy Press, Washington D.C., pp. 569-581.
1987 Incentive-Compatible Approximation of a Nashlike Solution under Non-convex Technology in T. Groves, S. Reiter et R. Radner : Information, Incentives and Economics Mechanisme : Essays in honor of Leonid Hurwics, University of Minnesota Press, Minneapolis, pp. 295-307.
The Japanese Firm in Transition in K. Yamamura, Y. Yasuba : The Japanese Political Economy : Vol 1, The Domeshc Transformation, Stanford University Press, pp.263288.
Incentive to Share Knowledge : An Aspect of the Japanese Industrial Organization, in S. Hedlund : Incentive and Economic Systems, Croom Helm, pp. 57-75.
1988 "The Japanese Bureaucracy in Economic Administration : A Rational Regulator or Pluralist Agent -" in J.B. Shoven : Government Policy towards Industry in the United States and Japan, Cambridge University Press, pp. 265-300.
The Japanese Firm as an Innovating Institution, in T. Shiraishi, S. Tsuru : Economic Inshtutions in a Dynamic Society : Search for a new Frontier, St. Martin's Press, 1989, pp.l37-154.
1990 The Participatory Generation of lnformation Rents and the Theory of the Firm in M. Aoki, Bo Gustafsson, O. E. Williamson : The Firm as a Nexus of Treahes, Swedish Collegium for Advanced Study in the Social Sciences series, Sage Publication, pp. 26-52.
1990 A New Paradigme of Work Organization and Coordination : Lessons from Japanese Experience in S. A. Marglin : The Golden Age of Capitalism : Reinterpreting the Postwar Experience, Studies in Development Econornics, Oxford University Press, Clarendon Press, pp. 267-293.
1992* Decentralization-Centralization in Japanese Organization : A Duality Principle in S. Kumon et H. Rosovsky : The Japanese Political Economy Vol. 3, Standford University Press, pp. 142-169.
1992 A Bargaining Game Theoretic Approach to the Japanese Firm in P. Sheard : International Adjustment and the Japanese Firm, Allen and Unwin, pp. 30-49.
1993 The Motivational Role of an External Agent in the Informationary Participatory Firm in S. Bowles et H. Gintis : Democracy and Markets: Problems of Participation and Efficiency, Cambridge Un~versity Press, pp. 231-247.
Articles
1970 "A Note on Marshallian Process under Increasing Returns", Quarterly-Journal-o£ Economics, n° 84, Februar, pp. 100- 112.
1971 "Marshallian External Economics and Optimal Tax-Subsidy Structure", Econometrica n° 39, Januar, pp. 35-53.
"An Investment Planning Process for an Economy with Increasing Returns", Review of Economic Studies, n° 38, Juillet, pp. 273-280.
1971 "Two Planning Processes for an Economy with Production Externalities", InternationalEconomic-Review, n° 12, Octobre, pp. 403-414.
1975 "Income Distribution and Dual Stability in a System of Competetive Monopolies", (en langue japonaise avec sommaire en anglais), Economic Studies Quarterly, Août, pp. 8189.
1977 "Dual Stability in a Cambridge-type Model", Review of Economic Studies, n° 64, Februar, pp. 143-151.
1977/1978 "Macroeconomic Policy in a Dynamic Two Country Model", Co-auteur : M. B. Cazoneri ; Annals of Economic and Social Measurement, Hiver/ Printemps, pp. 631-650.
1979 "Linear Wage Contracts vs. the Spot Market in Their Risk-Bearing Functions", Economic Studies Quarterly, n° 30, Août, pp. 97-106.
1979 Worker Management and Worker-owner Sharing in the Hierarchical Work Organization; Economic Analysis and Workers Management n° 13, pp. 97- 107.
1980 "A Model of the Firm as a Stockholder-Employee Cooperative Game", American Econornic Review, n° 70, Septembre, pp. 600-610.
1982 "Equilibrium Growth of the Hierarchical Firm : Shareholder-Employee Cooperative Game Approach", American Economic Review, n° 72, Decembre, pp.1097- 1110.
1983 "Managerialism Revisited in the Light of Bargaining-Game Theory", International Journal of Industrial Organization, n° 1, pp. 1-21.
1984 "Innovative Adaptation through the Quasi-tree Structure : An Emerging Aspect of Japanese Entrepreneurship", Zeitschrift fur National economie, Supplément, pp.l77198.
1985 Comments on C. Pissarides, "Dynamics of Unemployment, Vacancies and Real Wages with Trade Unions", Scandinavian Journal of Economics, 87, pp. 404-407.
1986* "Horizontal versus Vertval lnformation Structure of the Firm", American Economic Review, n° 76, Decembre, pp. 971-983.
1989 "The Nature of the Japanese Firm as a Nexus of Employment and Financial Contracts : An Overview", Journal of the Japanese and International Economy, n° 3, Decembre, pp. 345-366.
1989 The Globalization of the Japonese Firm : Information System, R&D and EIuman Resourcs Development, (en japonais), co-auteurs : K. Koike et I. Nakatani; PHP Research Institute, .
1990 "Toward an Economic Model of the Japanese Firm", Journal of Economic Literature, n° 28, Mars, pp. 1- 27. (Publié dans Problèmes Economiques n° 2.225, 15 mai 1991 sous le titre : "Le Management Japonais : Le Modèle J de Aoki").
1991 "Current Topics on the Japanese Economy : Introduction", co-auteur : Giorgio Brunello, Ricerche Economiche, Avril-Sept., pp.151- 153.
1991 "Global Competition, Firm Organizaton and Total Factor Productivity : A Comparative Micro Perspective" in OECD : Technology and Productivity, The Challenge for Economic Policy, OECD.
Publications en langue japonaise
1971 Economic Theory of Organizations and Planning, Iwanami Shoten Publishers.
1978 Model Analysis of the Firm and the Market, Iwanami Shoten Publishers.
1979 Theories of Income Distribution, Chikuma Shobo.
1983 Analysis of the Structure of the Japanese Economy, co-auteurs : C Moriguchi et T. Sawa, Sobunsha.
1989 The Organization of the Japanese Firm and Information, Toyo Keizai Shinposha.
A Paraître
1994* "The Japanese Firm as a System of Attributes" in M. Aoki et Ronald Dore : The Japanese Firm : It's Competitive Sources, Oxford University Press.
1994* "Non-Hierarchical Aspects of Internal Organization" in Beth Allen, Tenth World Congress of the International Economic Associations Proceedings, volume 2 (microéconomie), MacMillan.
*"Contigent Governance of Team Production : Analysis of lnstitutional Complementarity", International Economic Review.
The Japanese Main Bank System : An Overview, co-auteurs : Hugh Patrick et Paul Sheard.
Monitoring Characteristic of the Japanese Main Bank System : Analytical and Developmental View.
1994 "Towards Comparative lnstitutional Analysis" in A. Heertje : The Makes of Modern Economics, Vol. 2, Harvester Wheatsheaf.

CRITIQUES DES LIVRES
The Cooperative Game Theory of the Firm :

- N.J. Ireland, Economic Journal,Vol. 95, 1985, pp. 1109- 1111.
- H.M. Neary, Journal of Economic Literature, Vol. 24, 1986, pp. 118-120.
- L. Putterman, Journal of Comparative Economics" Vol. 10, 1986, pp. 183- 184.

The Economic Analysis of the JaPanese Firm (1984) :
- S. Maital, Sloan Management Review, Vol. 26, 1984, pp. 77-78.
- R. Dore, International Affairs, Vol. 61, 1985, pp. 342-343.
- R. Richardson, British Journal of Industrial Relations, Vol. 23, 1985, pp.161-163.
- H. Miyazaki, Journal of Economic Literature, Vol 24, 1986, pp. 88-89.

Information, Incentives and Bargaining in the Japanese Economy (1988) :
- M. Smitka, Journal of Asian Studies, Vol. 48, 1989, pp. 849-850.
- J.J. Laffont, Journal of the Japanese and International Economies, Vol. 4, 1990, pp. 215-217.
- S.E. Masten, Journal of Economic Literature, Vol 28, 1990, pp. 1228-]229.
- W.B. Macleod, Journal of Economic Behavior & Organization, Vol 1, 1990, pp. 409-411 :
- S.B. Levine, International & Labor Relations Review, Vol. 43, 1990, pp.660-660.
- E.H. Bax, Economist, Vol. 138, 1990, pp. 92-94.
- K. Nagatani, Pacific Affaires, Vol. 63, 1991, pp. 560-561.
- H. Miyazaki, Journal of Comparative Economics, Vol. 15, 1991, pp.153-l55.
- M.K. Tomass, Small Business Economics, Vol. 4, 1992, pp. 333-336.

The Firm as a Nexus of Treaties (1990) :
- L. Putterman, Journal of Economic Literature, Vol. 15, 1991, pp. 153- 155.
- M. Waldman, Industrial & Labor Relations Review, Vol. 46, 1992, pp. 206-207.


RECHERCHE DES DONNEES

1988/89 Who's who in America, Vol. 1, Ed. Marquis Who's Who.
AOKI M.:
1993 "Towards Comparative Institutional Analysis", Stanford University, Novembre. Une contribution à The Makers of Moderne Economics, édité par A. Heertje et à être publié par Harvester Wheatsheaf.
1991 "Le management japonais:le modèle J de Aoki", Problèmes Economiques n° 2.225, 15 mai.
1993 Curriculum Vitae du professeur Masahiko Aoki (janvier).
1990 Critiques des livres cf. 2.6.

GAFFARD J.L :
1990 "Economie Industrielle et de l'Innovation", Dalloz. -CD-ROM :
Econlit
Abi-Proquest
Social Sciences Citation Index.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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