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Masahiko AOKI
Biographie
Masahiko Aoki est né
au Japon en 1938. Il entre à l'Université de Tokyo
en 1958 où il obtient le "Bachelor of Arts"
et le "Master of Arts" en Economie respectivement en
1962 et 1964. Trois ans plus tard il est déclaré
Docteur en Economie à l'Université du Minnesota
aux Etats Unis ayant présenté une thèse
s'intitulant "Increasing Returns to Scale and the Market
Mechanism". Il est, par la suite, nommé professeur
assistant à l'Université de Stanford en Californie
(1967-68), où il travaille actuellement comme professeur
d'économie. Aoki a enseigné de l'économie,
depuis le début de sa carrière, dans plusieurs
universités dans le monde. Attaché à l'Université
de Kyoto (Japon) à partir de 1969, il y est professeur
d'économie de 1977 à 1991. D'autres universités,
telles Harvard ou l'Université Louis Pasteur à
Strasbourg (mars 1993) l'ont accueilli comme professeur invité
à plusieurs reprises.
Son intéressement pour les systèmes comparatifs
remonte au début des années 50, lorsque, encore
lycéen, il fut influencé par le marxisme. A l'époque,
le Japon était toujours considéré comme
étant un pays en voie de développement et le monde
académique japonais présentait un phénomène
classique pour ce genre de pays : les intellectuels en "sciences
sociales" étaient, pour la majorité, marxistes.
Lorsqu'il commença ses études à l'Université
de Tokyo, presque aucun cours de micro et macro économie
néo-classique n'était donné et, à
la même époque, il avait déjà lu,
non seulement tous les ouvrages de Marx, mais aussi il s'était
familiarisé avec des travaux anti-stalinistes marxistes,
comme ceux de Trotsky, Djiras, Lucac, Gramsci etc... Sous l'influence
de ces derniers il devint méfiant vis-à-vis de
la nature oppressive de l'économie de commande en URSS.
En 1962, après avoir échoué à deux
examens (les professeurs étaient Marxistes...), il décida
d'entreprendre des études dites d'Economie "moderne".
Les articles de Kenneth Arrow ("Decentralization and Computation
in Resource Allocation", K. Arrow et L. Hurwics, 1960) et
Leonid Hurwics ("Optimality and Informational Efficiency
in Resource Allocation", L. Hurwics, 1960) furent pour Aoki
une révélation qui influença fortement ses
recherches ultérieures. En effet, ces écrits lui
ont permis de se rendre compte qu'il était possible de
prouver de manière rigoureuse la faisabilité des
objectifs de planification même en présence de rendements
croissants, et ceci sans recourir à une centralisation
de l'information et du commandement. Il décida alors d'aller
poursuivre ses études à l'Université du
Minnesota, ayant pour directeur de recherche, Leonid Hurwics.
Dans la solution proposée par ces deux auteurs Aoki se
rendit compte qu'un problème fondamental demeurait. En
effet, en présence d'externalités, la décentralisation
de l'allocation optimale des ressources est en général
logiquement impossible. Baser la recherche de la décentralisation
sur le seul mécanisme du marché (des prix) aurait
été pour lui une erreur. En 1971, il publia un
livre en langue japonaise "Economic Theory of Organisation
and Planning (Ce livre lui vaut, en 197l, le prix Nikkei Cultural
Prize for Economic Books ; Les questions de motivation n'y sont
pas analysées, mais le livre présente un premier
traitement compréhensif de la problématique des
prix contre celle des quantités, du moins du point de
vue d'information systématique)" dans lequel il prouva
la supériorité du mécanisme des quantités
sur celui des prix. Une interprétation possible des résultats
obtenus est celle de la firme "coasienne".
Aoki dirigea par la suite sa recherche vers la théorie
de la firme. Dans son livre "The Cooperative Game Theory
of the Firm" (1984) pour lequel il obtint deux prix, il
élabora la relation entre la théorie de la firme
de Coase et l'analyse des prix contre les quantités. Il
montra également que l'efficacité de la firme internalisant
le mécanisme des quantités pouvait être obtenue
de la manière suivante : d'abord en négociant les
salaires, puis en choisissant les variables de décision
manageriale afin de maximiser les fonctions objectifs des investisseurs
et des employés. Cette maximisation serait fonction du
poids respectif de leur pouvoir de négociation. De cette
manière, la firme traditionnelle néo-classique
et celle contrôlée par les travailleurs apparaissent
comme des cas extrêmes dans lesquels le pouvoir respectivement
des travailleurs et des actionnaires est zéro.
De cette théorie "générale" de
la firme découlèrent deux catégories de
calendriers de recherche. La première question que se
posa Aoki est celle de savoir quel pouvait être le modèle
institutionnel de la firme conduisant à l'incorporation
des intérêts des travailleurs. Le second calendrier
de recherche consistait à savoir si le mécanisme
quantitatif était réalisable seulement dans une
structure hiérarchique.
Il constata, en ce qui concerne la première question,
que la relation firme-travailleurs était vue comme une
simple relation contractuelle et qu'elle n'était point
reconnue comme fondamentale dans le Droit de la Société.
Il développa alors trois modèles comparatifs de
la structure de gouvernance des organisations :
- le modèle Anglo-Américain, caractérisé
par la souveraineté des actionnaires et par la négociation
collective ;
- le modèle allemand de management participatif ;
- le modèle de management de groupe correspondant à
celui dans lequel il existe un équilibre entre les intérêts
des différents groupes membres de la firme. C'est le cas
de la firme japonaise.
La seconde question fut traitée dans son article de 1986
"Horizontal versus Vertical Information Structure of the
Firm". Il démontra l'efficacité relative des
deux structures possibles d'une firme internalisée : la
coordination hiérarchique (verticale) contre la coordination
horizontale. Il insista sur l'importance des caractéristiques
stochastiques de l'environnement. De ce fait, la firme japonaise
typique tend à internaliser un mécanisme de coordination
horizontale alors que la firme américaine, quant à
elle, s'oriente vers une structure hiérarchique.
La combinaison des résultats de ces de questions amena
Aoki à conclure que la firme "horizontale" (japonaise)
aurait tendance à avoir une structure coopérative
tandis que dans la firme hiérarchique les actionnaires
auraient le contrôle.
Malgré la variété des travaux d'Aoki, il
est, du moins en Europe, plus connu pour son analyse économique
des différents aspects de la firme japonaise.
Après son doctorat en 1969 il enseigna à l'Université
de Stanford et à Harvard. Entre 1970 et 1971 il dirigea,
avec le professeur Hurwics, un groupe d'études théoriques
sur l'Analyse Comparative des Organisations. En raison de la
guerre de Vietnam le monde académique fut marqué
par une confrontation politique plutôt intense entre conservatifs,
ainsi que par une alliance difficile entre radicaux et libéraux.
Aoki retourna au Japon pour ne revenir aux Etats Unis que neuf
ans plus tard. La perte de compétitivité de l'industrie
américaine a poussé à l'intéressement
du système économique japonais, qui, lui, était
en plein expansion. Jusque là, les caractéristiques
de l'économie japonaise étaient vues, ou bien comme
le phénomène de développement retardé
et le passage progressif vers une économie de type néo-classique
plus avancée, ou bien comme pas très différentes
de celles du système concurrentiel occidental.
En 1980, Aoki organisa un projet de recherche portant sur les
différents aspects de la firme japonaise qui déboucha
sur l'édition d'un ouvrage, fréquemment cité,
The Economic Analysis of the Japanese Firm (1984). Il participa
ensuite, avec la collaboration du Tokyo Center for Economic Research,
à la réalisation d'un journal académique
international spécialisé dans l'économie
japonaise et des sujets reliés : The Journal of the Japanese
and International Economies (le journal est créé
en 1986 et Aoki en devint l'éditeur chef).
Les résultats de sa recherche sur la microstructure de
l'économie japonaise, centrée sur l'analyse de
la firme japonaise, prirent progressivement forme à travers
ses participations dans de nombreuses conférences internationales
ainsi que par son enseignement à Stanford. Dans son ouvrage
L'Economie Japonaise : Information, Motivation et Marchandage
(l988), Aoki traite le sujet en appliquant des instruments analytiques
récemment développés dans les économies
de l'information, la théorie des contrats et la théorie
des jeux.
Une des idées principales de ce livre était que
les différentes caractéristiques du système
japonais forment un tout cohérent à travers des
relations complémentaires entre elles. Il procède
ensuite à une comparaison des modèles japonais
(le modèle J) et américains (le modèle H).
Le système japonais, et spécialement le sous système
politique que décrit le livre, est actuellement sous tension
à cause du développement politique au Japon. Toutefois,
Aoki considère que l'analyse de base reste valable.
Le modèle H présente deux traits essentiels :
1° la séparation hiérarchique entre les opérations
de conception et celles d'exécution ;
2° l'accent mis sur les gains tirés de la spécialisation.
Le modèle J, quant à lui, est caractérisé
par :
1° la coordination horizontale entre les unités opérationnelles
;
2° le partage des informations ex-post obtenues sur place.
Il fait en outre référence à trois principes
de dualité nécessaires dans toute organisation
interne :
1° Il faut que soit le mode de coordination, soit le mode
de stimulation inclue une forte dimension hiérarchique.
2° Il existe une dualité entre l'organisation interne
et le contrôle financier de la société. Dans
l'entreprise japonaise cette dualité est caractérisée
par le rôle limité de la hiérarchie dans
les mécanismes de décision et par son rôle
accru dans les mécanisme d'incitation.
3° Les décisions de management dans les entreprises
japonaises sont soumises au double contrôle (à la
double influence) des détenteurs du capital et des employés,
plutôt qu'au contrôle unilatéral des seuls
actionnaires.
Que la firme soit japonaise ou occidentale, la combinaison décentralisation
/ centralisation apparaît un élément essentiel
pour l'efficacité organisationnelle.
En résumé, cette théorie se substitue à
la présentation classique des avantages respectifs de
la forme fonctionnelle (en U) et de la forme multidivisionnelle
(en M).
Depuis 1991, Aoki coordonne avec le professeur Hugh Patrick (spécialiste
de la Finance japonaise) un projet de recherche collectif sur
le Système Bancaire Principal Japonais (the Japanese Main
Bank System) et sa Pertinence de Développer et de Transformer
les Economies Socialistes (its Relevancy for Developing and Transforming
Socialist Economies). Le résultat de ce projet de recherche
regroupant dix-huit chercheurs de toute nationalité va
bientôt être publié dans un rapport de la
Banque Mondiale s'intitulant Monitoring Characteristics of the
Japanese Main Bank System : Analytical and Developmental View.
Aoki traite dans sa contribution les systèmes financiers
non seulement comme des mécanismes d'allocation des ressources
financières, mais aussi comme des systèmes influençant
(et contrôlant) la firme. En effet, trois étapes
d'influence sur la société peuvent conceptuellement
être distinguées :
- influence ex-anté, correspondant à l'évaluation
des projets proposés avant le financement demandé
;
- influence intermédiaire : c'est l'influence sur les
affaires en cours après financement ;
- influence ex-post qui renvoie à la vérification
de l'état financier de la firme et la possibilité
d'exercer un pouvoir de contrôle sur elle.
Ces étapes d'influence sont exercées par de différents
agents spécialisés.
L'auteur aboutit à la notion de Structure de Gouvernance
Contingente qui, selon lui, est une nouvelle option à
prendre sérieusement en considération par les économies
en transformation. Dans son article "Contingent Gouvernance
of Team Production" qui va être publié dans
International Economic Review, il clarifie la logique analytique
de la proposition qu'une telle structure fournit un mécanisme
optimal de contrôle des comportements de hasard moral,
lorsque la coordination interne implique de fortes interactions.
La voie de recherche dans laquelle Aoki se trouve actuellement
engagé est celle qui consiste à savoir pourquoi
différentes structures institutionnelles, ou conventions
organisationnelles se développent et sont maintenues dans
diverses économies en dépit d'avantages absolus.
Par exemple, les organisations de type anglo-américain
semblent avoir une avance concurrentielle dans les industries
où la flexibilité de la réallocation des
biens est un facteur essentiel pour l'efficacité. Au contraire,
la firme japonaise a un avantage compétitif dans les industries
où la coordination de plusieurs tâches est nécessaire.
La question que s'est alors posé Aoki est de savoir pourquoi,
dans ces conditions, les différentes économies
n'adoptent pas des structures organisationnelles différentes
en fonction des caractéristiques des industries en question.
Serait-il possible de réaliser de manière efficace
une telle diversité organisationnelle - Et, si c'est le
cas, comment -
Dans son article de 1993 "An Evolutive Theory of Organizational
Conventions, Comparative Advantages et Economic Integration"
Aoki développa ces questions en s'appuyant sur l'approche
des jeux évolutifs. La conclusion qu'il en tira était
que le bien-être global semblerait requérir une
diversité des organisations ayant des avantages comparatifs
différents. De plus, ce bien-être qui en résulterait
serait supérieur aux gains tirés du libre échange.
Etant donnée l'évolution et la progressive formation
de sa théorie de la firme basée sur l'approche
des jeux, Aoki dirige, depuis 1990, un nouveau domaine d'analyse
en économie qui s'intitule Analyses Comparatives des Institutions
(Comparative Institutional Analysis). dans un laboratoire d'études
se trouvant au Département d'économie à
l'Université de Stanford, Californie, fondé en
collaboration avec les professeurs P. Milgrom, Y. Qian, A. Greif
et J. Litwack. L'idée d'instaurer un tel domaine de recherche
est finalement le fruit de ses recherches antérieures
et de l'évolution des économies depuis le début
de sa carrière professionnelle : la chute du communisme
et le passage vers l'économie de marché ; la reconnaissance
de l'existence de différents types d"économies
de marché" : le modèle anglo-américain,
le modèle Japonais, le modèle Nordique... Aussi,
à l'intérieur même de ces économies,
existent des problèmes, des résultats comparatifs.
Etudier de manière compative ces économies ne peut
que, selon Aoki, être révélateur pour comprendre
l'évolution actuelle des industries partout dans le monde.
Bibliographie
Les astérisques indiquent
les oeuvres principales
Ouvrages
1984*The Cooperative Game of the Firm ; Oxford University Press.
1988*Information, lncentives and Bargaining in the Japanese Economy,
Cambridge University Press (Traduit en français sous le
titre : Economie Japonaise : Information, motivations et marchandage,
Henry P. Bernard ; Economica, l991).
Ouvrages Collectifs
-Aspects of the Japanese Firm ; pp. 3-43.
* -Shareholders' Non-unanimity on Investment Financing : Banks
vs. Individual Investors ; pp. 193-224.
1984 -Risk-Sharing in the Corporate Group, pp. 259-264, in The
Economic Analysis of the Japanese Firm, Contributions à
Economic Analysis Series n° 151, ed. Masahiko AOKI, Distribué
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1986 Macroeconomic Background for High-Tech Industrialization
in Japan in Ralph Landeau, Nathan Rosenberg : The Positive Sum
Strategy : Harnessing Technology for Economic Growth; National
Academy Press, Washington D.C., pp. 569-581.
1987 Incentive-Compatible Approximation of a Nashlike Solution
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: Information, Incentives and Economics Mechanisme : Essays in
honor of Leonid Hurwics, University of Minnesota Press, Minneapolis,
pp. 295-307.
The Japanese Firm in Transition in K. Yamamura, Y. Yasuba : The
Japanese Political Economy : Vol 1, The Domeshc Transformation,
Stanford University Press, pp.263288.
Incentive to Share Knowledge : An Aspect of the Japanese Industrial
Organization, in S. Hedlund : Incentive and Economic Systems,
Croom Helm, pp. 57-75.
1988 "The Japanese Bureaucracy in Economic Administration
: A Rational Regulator or Pluralist Agent -" in J.B. Shoven
: Government Policy towards Industry in the United States and
Japan, Cambridge University Press, pp. 265-300.
The Japanese Firm as an Innovating Institution, in T. Shiraishi,
S. Tsuru : Economic Inshtutions in a Dynamic Society : Search
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1990 The Participatory Generation of lnformation Rents and the
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1990 A New Paradigme of Work Organization and Coordination :
Lessons from Japanese Experience in S. A. Marglin : The Golden
Age of Capitalism : Reinterpreting the Postwar Experience, Studies
in Development Econornics, Oxford University Press, Clarendon
Press, pp. 267-293.
1992* Decentralization-Centralization in Japanese Organization
: A Duality Principle in S. Kumon et H. Rosovsky : The Japanese
Political Economy Vol. 3, Standford University Press, pp. 142-169.
1992 A Bargaining Game Theoretic Approach to the Japanese Firm
in P. Sheard : International Adjustment and the Japanese Firm,
Allen and Unwin, pp. 30-49.
1993 The Motivational Role of an External Agent in the Informationary
Participatory Firm in S. Bowles et H. Gintis : Democracy and
Markets: Problems of Participation and Efficiency, Cambridge
Un~versity Press, pp. 231-247.
Articles
1970 "A Note on Marshallian Process under Increasing Returns",
Quarterly-Journal-o£ Economics, n° 84, Februar, pp.
100- 112.
1971 "Marshallian External Economics and Optimal Tax-Subsidy
Structure", Econometrica n° 39, Januar, pp. 35-53.
"An Investment Planning Process for an Economy with Increasing
Returns", Review of Economic Studies, n° 38, Juillet,
pp. 273-280.
1971 "Two Planning Processes for an Economy with Production
Externalities", InternationalEconomic-Review, n° 12,
Octobre, pp. 403-414.
1975 "Income Distribution and Dual Stability in a System
of Competetive Monopolies", (en langue japonaise avec sommaire
en anglais), Economic Studies Quarterly, Août, pp. 8189.
1977 "Dual Stability in a Cambridge-type Model", Review
of Economic Studies, n° 64, Februar, pp. 143-151.
1977/1978 "Macroeconomic Policy in a Dynamic Two Country
Model", Co-auteur : M. B. Cazoneri ; Annals of Economic
and Social Measurement, Hiver/ Printemps, pp. 631-650.
1979 "Linear Wage Contracts vs. the Spot Market in Their
Risk-Bearing Functions", Economic Studies Quarterly, n°
30, Août, pp. 97-106.
1979 Worker Management and Worker-owner Sharing in the Hierarchical
Work Organization; Economic Analysis and Workers Management n°
13, pp. 97- 107.
1980 "A Model of the Firm as a Stockholder-Employee Cooperative
Game", American Econornic Review, n° 70, Septembre,
pp. 600-610.
1982 "Equilibrium Growth of the Hierarchical Firm : Shareholder-Employee
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72, Decembre, pp.1097- 1110.
1983 "Managerialism Revisited in the Light of Bargaining-Game
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n° 1, pp. 1-21.
1984 "Innovative Adaptation through the Quasi-tree Structure
: An Emerging Aspect of Japanese Entrepreneurship", Zeitschrift
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1985 Comments on C. Pissarides, "Dynamics of Unemployment,
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1986* "Horizontal versus Vertval lnformation Structure of
the Firm", American Economic Review, n° 76, Decembre,
pp. 971-983.
1989 "The Nature of the Japanese Firm as a Nexus of Employment
and Financial Contracts : An Overview", Journal of the Japanese
and International Economy, n° 3, Decembre, pp. 345-366.
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1990 "Toward an Economic Model of the Japanese Firm",
Journal of Economic Literature, n° 28, Mars, pp. 1- 27. (Publié
dans Problèmes Economiques n° 2.225, 15 mai 1991 sous
le titre : "Le Management Japonais : Le Modèle J
de Aoki").
1991 "Current Topics on the Japanese Economy : Introduction",
co-auteur : Giorgio Brunello, Ricerche Economiche, Avril-Sept.,
pp.151- 153.
1991 "Global Competition, Firm Organizaton and Total Factor
Productivity : A Comparative Micro Perspective" in OECD
: Technology and Productivity, The Challenge for Economic Policy,
OECD.
Publications en langue japonaise
1971 Economic Theory of Organizations and Planning, Iwanami Shoten
Publishers.
1978 Model Analysis of the Firm and the Market, Iwanami Shoten
Publishers.
1979 Theories of Income Distribution, Chikuma Shobo.
1983 Analysis of the Structure of the Japanese Economy, co-auteurs
: C Moriguchi et T. Sawa, Sobunsha.
1989 The Organization of the Japanese Firm and Information, Toyo
Keizai Shinposha.
A Paraître
1994* "The Japanese Firm as a System of Attributes"
in M. Aoki et Ronald Dore : The Japanese Firm : It's Competitive
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1994* "Non-Hierarchical Aspects of Internal Organization"
in Beth Allen, Tenth World Congress of the International Economic
Associations Proceedings, volume 2 (microéconomie), MacMillan.
*"Contigent Governance of Team Production : Analysis of
lnstitutional Complementarity", International Economic Review.
The Japanese Main Bank System : An Overview, co-auteurs : Hugh
Patrick et Paul Sheard.
Monitoring Characteristic of the Japanese Main Bank System :
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1994 "Towards Comparative lnstitutional Analysis" in
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- H.M. Neary, Journal of Economic Literature, Vol. 24, 1986,
pp. 118-120.
- L. Putterman, Journal of Comparative Economics" Vol. 10,
1986, pp. 183- 184.
The Economic Analysis of the JaPanese
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- S. Maital, Sloan Management Review, Vol. 26, 1984, pp. 77-78.
- R. Dore, International Affairs, Vol. 61, 1985, pp. 342-343.
- R. Richardson, British Journal of Industrial Relations, Vol.
23, 1985, pp.161-163.
- H. Miyazaki, Journal of Economic Literature, Vol 24, 1986,
pp. 88-89.
Information, Incentives and Bargaining
in the Japanese Economy (1988) :
- M. Smitka, Journal of Asian Studies, Vol. 48, 1989, pp. 849-850.
- J.J. Laffont, Journal of the Japanese and International Economies,
Vol. 4, 1990, pp. 215-217.
- S.E. Masten, Journal of Economic Literature, Vol 28, 1990,
pp. 1228-]229.
- W.B. Macleod, Journal of Economic Behavior & Organization,
Vol 1, 1990, pp. 409-411 :
- S.B. Levine, International & Labor Relations Review, Vol.
43, 1990, pp.660-660.
- E.H. Bax, Economist, Vol. 138, 1990, pp. 92-94.
- K. Nagatani, Pacific Affaires, Vol. 63, 1991, pp. 560-561.
- H. Miyazaki, Journal of Comparative Economics, Vol. 15, 1991,
pp.153-l55.
- M.K. Tomass, Small Business Economics, Vol. 4, 1992, pp. 333-336.
The Firm as a Nexus of Treaties (1990)
:
- L. Putterman, Journal of Economic Literature, Vol. 15, 1991,
pp. 153- 155.
- M. Waldman, Industrial & Labor Relations Review, Vol. 46,
1992, pp. 206-207.
RECHERCHE DES DONNEES
1988/89 Who's who in America, Vol.
1, Ed. Marquis Who's Who.
AOKI M.:
1993 "Towards Comparative Institutional Analysis",
Stanford University, Novembre. Une contribution à The
Makers of Moderne Economics, édité par A. Heertje
et à être publié par Harvester Wheatsheaf.
1991 "Le management japonais:le modèle J de Aoki",
Problèmes Economiques n° 2.225, 15 mai.
1993 Curriculum Vitae du professeur Masahiko Aoki (janvier).
1990 Critiques des livres cf. 2.6.
GAFFARD J.L :
1990 "Economie Industrielle et de l'Innovation", Dalloz.
-CD-ROM :
Econlit
Abi-Proquest
Social Sciences Citation Index.
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